Quatre questions à se poser avant de renoncer à sa citoyenneté
La renonciation n'est réversible qu'en théorie. Avant de franchir le pas, quatre questions méritent d'être examinées — aucune ne porte sur l'argent.
Un passeport patiné qui se referme sur un bureau silencieux — image de la nature réfléchie et irréversible d'une renonciation.
L’acquisition d’une nouvelle citoyenneté est une étape engageante. Anticiper la période de transition permet de fluidifier la démarche et de commencer à profiter des bénéfices de votre nouvelle citoyenneté sans embûches qui en compromettraient le déroulement.
Voici quatre éléments à examiner lorsque vous envisagez un changement de citoyenneté ou l’acquisition d’une seconde citoyenneté.
Aurai-je besoin d’un visa pour rentrer dans mon pays d’origine ?
Si des attaches familiales et professionnelles vous lient encore à votre pays d’origine, vous assurer de pouvoir y entrer librement doit constituer une priorité. Sollicitez un visa de long séjour, ou renseignez-vous sur un éventuel programme ou statut particulier permettant de maintenir un lien durable avec votre pays de naissance — par exemple le statut d’Overseas Citizen of India accordé aux anciens citoyens indiens.
Devrai-je acquitter une taxe de sortie ?
Certains pays, comme les États-Unis, prélèvent une taxe sur les citoyens qui quittent leur statut ou expatrient leur nationalité. Les droits de succession et de donation acquittés lors de la transmission de biens à des personnes non américaines peuvent également être plus élevés que ceux applicables à une transmission à un citoyen américain. Faites étudier soigneusement par votre expert-comptable les implications d’une renonciation à votre citoyenneté, afin d’éviter des erreurs coûteuses et évitables dans la gestion de l’opération.
Comment accéderai-je à mes liquidités et à mes actifs dans mon pays d’origine ?
Certains comptes bancaires ne peuvent être détenus que par des citoyens du pays, tandis que la propriété étrangère de certaines catégories de terres (par exemple les terres agricoles) est encadrée par la nationalité. De nombreux pays imposent des règles relatives à la détention majoritaire du capital d’une société. Faites-vous conseiller pour structurer l’ensemble de vos actifs de manière à conserver le niveau d’accès souhaité.
Pourrai-je voyager librement avec mes enfants entre les frontières ?
De nombreux pays ont mis en place des dispositifs de contrôle visant à prévenir la traite des enfants. Ces dispositifs peuvent inclure la demande de lettres d’autorisation de voyage avec un enfant mineur lorsque celui-ci détient une nationalité différente de la vôtre. Renseignez-vous sur les procédures de sortie et d’entrée de chaque pays envisagé si vos enfants ont une nationalité différente de la vôtre, afin de ne pas vous retrouver bloqué aux contrôles frontaliers.
Pour un échange confidentiel sur la pertinence d’un programme de citoyenneté par investissement dans votre situation, adressez-vous à un conseiller senior de PassPro.
Une question précise ?
Un conseiller principal y répondra directement. Sans frais, sans engagement.
Engager un échange confidentiel